event
Swiss Anthropological Association (SAA)
Saturday
09
November
SAA-Conference-2019_Poster

Table ronde/récital conclusive: Intégration du monde, banalité de l’État, particularismes identitaires

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Auditorium A1A, Maison de la paix, Geneva

Introduction: Jean- François Bayart (The Graduate Institute, Geneva)

D’un monde d’empires à un système régional d’Etats nations: Jean- François Bayart (The Graduate Institute, Geneva), Gilles Andrieux (Musicien, tanbur), Emine Bostanci (Musicienne, Istanbul kemençe)

Sociologie historique du politique et science-fiction: histoires d’empire: Théo Pilowski (The Graduate Institute, Geneva), Edouard Zeller (The Graduate Institute, Geneva)

La compénétration des durées: le jour et la nuit, les vivants et les morts: Patrice Yengo (Institut des mondes africains, EHESS Paris)

Histoires comme ça: pour une autre écriture biographique au centre Frantz Fanon de Turin: Simona Taliani (Università degli Studi di Torino)

Musiciens: Gilles Andrieux (tanbur), Emine Bostanci (Istanbul kemençe)

informations complémentaires

Le  débat  public,  mais  aussi  une  bonne  part  des problématiques  de  sciences  sociales - ethnologie et anthropologie comprises - tiennent pour acquis que la globalisation entretient une  relation  de  jeu  à  somme  nulle  avec  l’Etat-nation  et  ce  que  l’on  nomme  de  manière elliptique les identités.

La table ronde propose de partir d’une hypothèse contraire: depuis maintenant plus de deux siècles,  les  effets,  au  demeurant hétérogènes  et  parfois  contradictoires,  d’intégration  du monde  vont  de  pair  avec  l’universalisation  de  l’Etat-nation  et  l’affirmation  d’identités particularistes sur le mode du culturalisme dont l’orientalisme a été la version savante. La mondialisation, l’Etat-nation, l’identitarisme forment une combinatoire.

La  compréhension  de  cette  triangulation  entre  trois  logiques  généralement  considérées comme exclusives l’une de l’autre suppose un renouvellement des concepts, mais aussi de la  pratique  de  terrain  et  de  l’écriture  même  des  sciences  sociales,  en  l’occurrence  de l’anthropologie et de l’ethnologie, au-delà de l’appel convenu à la pluridisciplinarité. La prise en considération ou la construction de nouveaux objets s’imposent. Par ailleurs la conjonction de la recherche scientifique et de la création ou de l’expression artistique, ou encore de la praxis, par exemple thérapeutique ou militante, peut être heuristique.
Sans naturellement prétendre apporter une réponse définitive à ces interrogations, cette table ronde/récital s’essayera de déplacer les bornes de l’imagination ethno-anthropologique.