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L'analyse du fait religieux tient compte de deux impératifs : prendre acte des « logiques intrinsèques » (Max Weber) de la religion, et notamment de l'irréductibilité de l'expérience de la foi ; éviter le piège de la « surinterprétation religieuse » (Paul Veyne). Par ailleurs, les sciences sociales saisissent le fait religieux dans son historicité, à travers ses pratiques effectives, en se gardant de l'essentialiser. Ainsi appréhendé, le fait religieux n'entretient pas une relation d'extranéité avec le politique, même si la plupart des religions, y compris l'islam, établissent une distinction entre les deux ordres. Le cours se consacrera à l'étude comparée des interactions concrètes entre le religieux et le politique, à travers des cas empruntés à des périodes historiques et des sociétés de traditions spirituelles différentes. Il fournira aussi l'opportunité de relire quelques grands classiques de la sociologie historique du politique et du religieux. Ce semestre, il traitera plus directement des relations entre religion, vie politique et sexualité, à partir des grands débats publics qui en font l'objet.