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Les rapports entre religion et politique ont inspiré une littérature abondante à propos de l'Afrique, où le christianisme et l'islam ont une force de mobilisation sociale indéniable, où les représentations de l'invisible s'adaptent à la modernité, et où l'ordre du politique compose avec celui de la transcendance. Le besoin se fait sentir de reconsidérer les termes du débat. Ni la religion ni le politique ne sont des catégories cohérentes. En outre, il convient de saisir le continent dans son unité et dans son ouverture pluriséculaire au reste du monde, toutes deux patentes dans le domaine de la foi. Le cours englobera donc l'Afrique du Nord et l'Afrique subsaharienne, dans une perspective comparative. Il portera ce semestre sur l'expérience religieuse dans son rapport au politique, en particulier à travers les pratiques matérielles et corporelles de la foi, et dans le cadre des « groupements communautaires de croyants » au sein de la société civile. Il mettra l'accent sur la subjectivation politique d'orientation religieuse et sur ce que Michel Foucault nommait la « spiritualité politique ».