17 January 2018

Alumni Community Scholarship

Abdullah All Shakil (Bangladesh) is the Scholarship Winner for 2017/18.

We express here with Abdullah our gratitude for your contribution to the alumni scholarship. Thanks to you, the amount of CHF 14,050 has already been raised, representing 78% of the total amount required to establish the scholarship. 

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Born and raised in Bangladesh, Abdullah All Shakil holds a Bachelor in Anthropology from Jahangirnagar University (Bangladesh). He is now studying for a Masters in Anthropology and Sociology at the Graduate Institute. He previously worked with EcoHealth Allaince in Bangladesh for 2 years as Research Officer. Since his undergraduate years, he has been involved with the Bangladesh Youth Environmental Initiative and served as the Director of Programmes. Abdullah is also the Co-founder of a Hong-Kong based social enterprise: Development Innovation Insider. Working with people and the environment has always been in his blood, as he has shared his journey towards his dream. Interview.

Why did you choose to apply to the Graduate Institute?

I have always been keen to integrate insights from theories to solve practical problems. My decision to study Masters in ANSO at the Graduate Institute reflects that interest as this is one of the very few institutions of the world where learning is done juxtaposing theories and practices. The learning environment here is unique because of the diversity of the students and strategic location of the Institute. Scopes for research and academic excellence are enormous as the faculty is so great and supportive. I just found the perfect way to fulfill my dream through this opportunity and I am more in love with the Institute after experiencing its homely learning environment.

How has this scholarship made a difference for you?

"Without the support, I would not have been able to get here."

My selection for the Alumni Community Scholarship actually allows me to set my feet here. Without the support, I would not have been able to to get here. This scholarship was the entrance towards a vast learning process along with versatile cultural and ethnic amalgamation, which could not be better for any ANSO student.

What is the focus of your studies at the Institute; on which topic do you plan to write your master thesis?

Having experience in the field of environmental education and public health research, I am interested in conduct ingmy research on epidemics and the conception of body in biomedicine from a medical anthropology perspective. In recent decades, epidemics have become a burning issue because of climate change and humanitarian crises. Western conceptions of medicine are struggling to access or treat the human body due to cultural constructions of the body. This research will focus on the conception of body between doctor and patient in an epidemic condition.  

What are your plans for your professional career after your studies?

As I have always been interested in working on practical life problem solving, my career will be a combination of both academics and field based work. After the Masters I want to work with humanitarian aid organizations on health and emergency support. My goal is to develop understanding on emergency situations and instrument the experience into a PhD idea. Eventually, in the long run I want to pursue a career in academia and social entrepreneurship.

 
30 January 2018

Jérusalem capitale d'Israël, pourquoi Trump a choisi son camp

Eléments de réponse avec Pascal de Crousaz (PhD HI '04).

Ville trois fois sainte, Jérusalem cristallise les tensions du conflit israélo-palestinien depuis plusieurs décennies. Elle est aussi un enjeu électoral aux Etats-Unis. Le président Donald Trump avait promis de transférer l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. Promesse tenue: le 6 décembre dernier, il a fait appliquer le "Jerusalem Embassy Act", une loi votée par le Congrès en 1995.

Jusqu'alors, ses prédécesseurs avaient utilisé une clause du texte leur permettant de reporter de six mois en six mois ce transfert en fonction de la situation diplomatique. Quels facteurs ont pu influencer le nouveau cap de Donald Trump?

- Son électorat évangélique

Une partie importante de l'électorat de Donald Trump est évangélique. C'est aussi la religion de son vice-président Mike Pence, de même que celle d'un quart de la population américaine.

"Pour les évangéliques, le fait que le peuple juif soit rassemblé sur la Terre promise et y soit souverain (...) est une condition pour le retour du Christ", explique l'expert des conflits israélo-arabes Pascal de Crousaz dans l'émission Géopolitis. "Cette décision était un moyen de leur donner des gages, de leur faire plaisir en quelque sorte, à un moment où Donald Trump était en délicatesse avec l'enquête sur les liens avec la Russie pendant la campagne électorale."



- Un entourage pro-Israélien

Autour de Donald Trump gravite "une frange de la communauté juive américaine, minoritaire, mais qui est proche des thèses du Grand Israël et de la coalition de Benjamin Netanhayou", ajoute Pascal de Crousaz.

- Un front uni contre l'Iran

Décréter Jérusalem capitale de l'Etat hébreu montre que Donald Trump a choisi son camp aux côtés d’Israël, mais aussi aux côtés des puissances sunnites au Moyen-Orient. "Plusieurs des poids lourds arabes de la région ont besoin des Etats-Unis face à une lutte qu'ils jugent beaucoup plus existentielle que face à Israël, celle contre l'Iran", poursuit Pascal de Crousaz.

Cette lutte contre le géant iranien fait naître des alliances discrètes, presque contre nature, entre l'Arabie saoudite et Israël, en particulier au niveau du renseignement. L'Iran est considéré comme la plus importante menace par Israël. C’est aussi le principal rival de l’Arabie saoudite au Moyen-Orient. Récemment, le patron de l'armée israélienne Gadi Eizenkot s'est dit prêt à "partager expériences et renseignements avec les pays arabes modérés pour confronter l’Iran, y compris l’Arabie saoudite avec qui nous sommes en total accord, et qui n’a jamais été notre ennemie". Comme dit l’adage: les ennemis de nos ennemis sont nos amis.

Une menace pour la négociation de la paix

"Les Etats-Unis se posent en négociateurs incontournables dans tout effort de paix dans la région. Or, là, Donald Trump prend une décision qui favorise nettement l'un des camps au détriment de l'autre", note Pascal de Crousaz. "Donald Trump veut se montrer en rupture avec les politiciens de Washington qu'il jugent corrompus".

Cette décision bafoue aussi les principes fondamentaux du droit international, en ne distinguant pas la partie Ouest et la partie Est de Jérusalem. "Sans accord de paix préalable, Donald Trump saute une étape et reconnaît de fait l'annexion par Israël de territoires occupés (Jérusalem-Est, ndlr)", souligne Pascal de Crousaz. "Il revient sur un principe de base de la sécurité internationale."

Devant les leaders musulmans réunis à Istanbul le 13 décembre dernier, le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé que les Etats-Unis se disqualifiaient en tant que médiateur dans ce conflit: "Donald Trump offre Jérusalem en cadeau au mouvement sioniste. Il l'offre comme s'il offrait une ville américaine des Etats-Unis."

Propos recueillis par Mélanie Ohayon, RTS

07 February 2018

Travailler dans les domaines de l’environnement et de la durabilité

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Plus de 300 anciens s’engagent au quotidien dans ces domaines. Portraits de trois d’entre eux, au niveau genevois, européen et international.

Antonio Hodgers, Conseiller d’État, DALE, Genève

Né à Buenos Aires peu de temps avant que la dictature militaire (1976-1983) fasse plus de 30’000 victimes par «disparition forcée», parmi lesquelles son père, et qu’elle jette sur les routes de l’exil environ un million de personnes, dont sa mère, sa sœur et lui-même, Antonio Hodgers arrive en Suisse en 1981 comme requérant d’asile après avoir séjourné dans de multiples pays. Il y obtient le statut de réfugié politique, grandit à Meyrin et est naturalisé en 1990. 

Son parcours d’étudiant, lié à son engagement, se déroule à l’Institut, où il obtient son master en études du développement en 2004. Professionnellement, c’est un entrepreneur. Après avoir créé une entreprise de livraison de DVD à domicile pendant ses études, il fonde ensuite, avec deux associés, un bureau conseil en matière de mobilité, qu’il quitte fin 2013.

Antonio Hodgers_IHEID_Alumni.jpgIl trouve dans l’écologie politique les propositions qui répondent à une vision globale du monde. C’est naturellement qu’il adhère au parti «Les Verts» en 1997. Il est alors élu au Grand Conseil (parlement genevois), puis réélu en 2001 et 2005. Pour lui, entre l’échec du socialisme réel à la fin du XXe siècle et les abus du néolibéralisme en ce début du XXIe, l’écologie politique propose un projet de société basé sur la durabilité, la proximité et l’envie du lendemain.

En 2007, il est élu au Conseil national (parlement suisse), puis réélu en 2011, assurant la présidence du groupe parlementaire des Verts de 2011 jusqu’à son départ en 2013. 2012 est une année symbolique puisque Antonio Hodgers est le premier Suisse naturalisé – et l’un des rares Suisses romands – de l’histoire du pays à prononcer le discours du 1er Août sur la prairie du Grütli.

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Nathalie Lhayani, Conseillère chargée des affaires européennes auprès du Ministre de la transition écologique et solidaire et des Secrétaires d’Etat auprès du Ministre, Paris 

Née en 1975 à Téhéran, Nathalie Lhayani obtient son master en économie internationale en 2000. Elle débute sa carrière dans le développement durable pendant ses études, à l’ICTSD et à l’OMC. Elle se consacre ensuite aux affaires européennes, d’abord comme assistante parlementaire du député Philippe Herzog, puis comme directrice des études au sein du think tank Confrontations Europe.

Après le «non» au Traité constitutionnel européen, elle fonde, en 2006, le média en ligne d’information sur les politiques européennes EurActiv France afin de contribuer à l’amélioration de l’information des Français sur l’Europe et à une plus grande transparence dans l’élaboration des politiques européennes.

Nathalie Lhayani_IHEID_Alumni.jpgEn 2009, Nathalie Lhayani rejoint la Représentation de la Caisse des Dépôts auprès des institutions européennes. Elle y suit les questions de régulation financière et budgétaires et celles relatives à l’énergie et au climat. En 2012, après avoir fait campagne dans l’équipe Europe de François Hollande, elle rejoint le cabinet du ministre délégué chargé des Affaires européennes en tant que conseillère chargée des relations avec le Parlement européen, la société civile et les centres de réflexion. En 2014 et 2015, elle se consacre aux questions de financement de la lutte contre le changement climatique à la Caisse des Dépôts et organise, dans le cadre de la COP 21, le Climate Finance Day qui permettra de mobiliser les acteurs financiers pour réorienter les capitaux privés vers une économie bas carbone. Depuis juillet 2016, elle occupe les fonctions de conseillère chargée des affaires européennes auprès de Nicolas Hulot, Ministre français de la transition écologique et solidaire et de Brune Poirson, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre.

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Patricia Espinosa Cantellano, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC)

Patricia Espinosa Cantellano_IHEID_Alumni.jpgNée en 1958 à Mexico, Patricia Espinosa Cantellano est titulaire d’un master en droit international obtenu à l’Institut en 1987. Elle est Ambassadrice mexicaine en Allemagne de janvier 2001 à juin 2002 et en Autriche de juin 2002 à novembre 2006, puis Secrétaire des Affaires étrangères du Mexique entre 2006 et 2012. Patricia Espinosa Cantellano redevient Ambassadrice du Mexique en Allemagne de 2013 à 2016, avant d'être nomée par le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, au poste de Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC), le 18 mai 2016.

13 February 2018

Analyse robotisée des risques

Gagik Sargsyan (MHI ’06), fondateur de Polixis, propose un  nouveau service aux banques.

Crée en 2012 et spécialisé alors dans l'évaluation de la clientèle fortunée de l'ex-URSS, le bureau genevois Polixis vient de lancer un service d'analyse robotisé des risques réglementaires posés par la clientèle des pays émergents. L'objectif? Permettre aux banques de cerner rapidement ces lointains clients qui sont devenus la priorité des gérants de fortunes genevois, depuis la fin du secret bancaire qui abritait leurs déposants européens.

Après l’édition sur l'ex-URSS dévoilée en novembre, un service similaire sera bientôt proposé pour l'Amérique latine, la Chine et le Moyen-Orient. La preuve ? L’engagement récent d’André Cardozo Sarli (MDR ’17), ancien président du GISA.

Dépasser les bases de données comme WorldCheck

Baptisé Ardis - pour «Applied Risk & Data Intelligence Solution» - cet outil offre une analyse complète du profil économique et politique d’un client et de ses sociétés. Un outil qui va, selon ses concepteurs, bien au-delà de l'exploration des bases de données classiques comme WorldCheck, Factiva ou LexisNexis. Les établissements bancaires dépensent des millions par an - l'équivalent de dizaines de salaires - pour avoir accès en continu à ces bases agrégeant articles de presses, listes officielles du SECO, du Patriot Act américain, de l'ONU ou de l’Union européenne.

«Jusque-là ce travail se faisait à la main»

Ces efforts de contrôle par les gérants de fortune, puis par les services de «compliance», sont devenus cruciaux pour des établissements forcés de prouver qu'ils font toutes les vérifications nécessaires avant d'accepter un client - ou une de ses sociétés - frappant à la porte avec des dizaines de millions. «Jusque-là ce travail se faisait à la main; notre processus robotisé permet d'analyser les données publiques disponibles sur un client en quelques secondes - quand il fallait une après-midi à un employé», décrit Gagik Sargsyan.

Contrôle de la clientèle et «big data»

Sargsyan Gagik IHEID Alumni.jpgRencontré à Genève avant une tournée dans la City, ce dernier se dit convaincu que ses services ne conduiront pas à des suppressions de postes. «Les banques font face à de telles exigences de vérification qu'elles ont besoin de leurs collaborateurs sur d'autres tâches - en les délestant des routines de filtrage de listes de données», décrit cet ancien du Graduate Institute.

La société emploie dix-sept personnes et affirme avoir obtenu au cours des trois dernières années l'accès à des bases de données de pays émergents, publiques mais difficilement exploitables. Ses robots seront ainsi chargés de faire parler les 60 millions de décisions de justice brésilienne ou russe - le plus souvent anonymisées ou numérotées - auxquelles Polixis a négocié l'accès.

Article original de Pierre-Alexandre Sallier in Tribune de Genève, 10.11.2017 et crédit image: Lucien Fortunati

 

23 February 2018

Our world is changing. It's time for historians to explain why

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Cormac Shine (MHP ’17) is a societal researcher at UBS think tank and historian. He writes in a personal capacity.

Historians need to ditch their aversion to public discourse. By looking to the past, they can teach us about our future.

Over the past couple of years, we’ve seen a surge in civic engagement after decades of apathy. Just as established media outlets have a renewed sense of purpose, in academia, too, social scientists find themselves publicly confronting the social dynamics and technological disruptions that have led to our changing politics and society.

Cormac Shine (MHP ’17)_IHEID_Alumni.jpgBut historians are almost entirely absent from this conversation, barring the efforts of Yuval Noah Harari and a few others. In their manifesto for historians, Jo Guldi and David Armitage lament that experts in the field are reluctant to engage with contemporary debates on an ambitious scale, with many favouring narrow specialisation, and arcane disputes far removed from the concerns of society in the present and future.

This irrelevance is largely self-inflicted. Too many historians still think that engaging with the public means they’re compromising the integrity of the discipline. As a result, many practitioners have passed the opportunity to shape the narrative over to other disciplines.

Particularly before the financial crisis of 2008, economists dominated this space. They wrote misleading op-ed pages offering a smokescreen of dubious, number-induced objectivity that mostly lacked meaningful historical perspective. Yet many now acknowledge that their discipline could learn a thing or two from the nuanced critical methods deployed by the humanities.
 

"Historians are uniquely placed to help debate and define the contours of society"


Today, as we grapple with the challenges posed by AI, automation, climate change, and a changing geopolitical landscape, we look as much to philosophers and technologists for guidance as to economists. But historians have a role too. They are uniquely placed to help debate and define the contours of society as these challenges reshape our world, providing much-needed perspective and nuance.

Historians are skilled in building and interpreting varied narratives dealing with change over time. Yet still too many are reluctant to attempt comparison of any kind between past phenomena and contemporary concerns. Far from being irreconcilable opposites, the past and future should be viewed as two sides of the same coin

Responsibly engaging with the future as a historian does not mean making bold predictions, which is always a dangerous enterprise – just ask Francis Fukuyama, who declared liberal capitalist democracy to represent the “end of history”. David Staley, one of the few historians to look at the future from a historical perspective, instead recommends drawing on context, imparting lessons from the past, and deploying techniques such as scenario building, which analyses historic trends and events to understand likely future situations.

Similarly, historians can help widen the reference points for policymakers. Political actors of all stripes barely refer to past experience in making momentous decisions, or have done so only with extremely limited timeframes and clumsy stereotypes.

For all his unpopularity among fellow historians, Niall Ferguson’s latest mission, to teach Silicon Valley that networks shaped the world long before the dawn of Facebook and Twitter, is exactly the kind of grand narrative historians should tackle. Equally, the recent 500th anniversary of Luther’s 95 Theses has shown that individuals, enabled by technology, challenged hierarchies and disrupted social order long before the current era of fake news. This kind of informed comparison should be embraced, not shunned, by historians.

The power of the humanities is that they allow us to reflect on what society is and should be, in a way that other disciplines cannot. Understanding the unquantifiable essence of what it means to be human will only increase in importance as AI and other technologies potentially reshape the structures of daily life in the near future. Governments around the world may be prioritising Stem subjects and humanities department budgets may still be shrinking, but historians should nevertheless grasp this opportunity to improve public discourse, and jump headfirst into the debate.

Original article by Cormac Shine in The Guardian, 18.1.2018

Check our Master in International History.

02 March 2018

Featured Alumnus

Stephen Yeboah (MDev ’14), co-founder and CEO of Commodity Monitor.

Stephen Yeboah is co-founder and CEO of Commodity Monitor, a tech-based business that uses data analytics to generate exchange of information on sustainable production, supply and consumption of commodities in Africa, including mining, oil and gas. He is an alumnus of Penplusbytes Extractive School, Researcher at the Center for Social Impact Studies, a research and advocacy non-governmental organization that promotes sustainable extraction of natural resources in Ghana.

Stephen has worked as a research consultant at the African Natural Resources Center of the African Development Bank (AfDB), where he assisted in projects such as value chain analyses and the use of financial modelling in Africa’s extractive sector.

He has ten years experience in research and policy analysis in Africa’s extractive sector, agriculture, energy, climate and was a Research Fellow at the Africa Progress Panel (APP), a non-profit chaired by former UN Secretary General Kofi Annan, from September 2013 to July 2016. At the APP he engaged in policy research, communications and stakeholder liaison at the highest level towards driving Africa’s agenda in agriculture, energy, climate, natural resources and sustainable development in the global context.

StephenYeboah_IHEID_Alumni_2.jpgHe has published more than 100 articles, blogs and papers on energy and climate, finance, agriculture, natural resources governance and sustainable development in Africa and holds a Master in Development Studies from the Graduate Institute. He is currently undertaking doctoral study at the Swiss Graduate School of Public Administration (IDHEAP), University of Lausanne, Switzerland, researching politics, mining institutions and the outcomes on Ghana’s development.

In 2017, he was among the 10 LinkedIn Top Voices in Economy & Finance. Interview.

What Stephen talks about: “I write about Africa. I write about development. And I write about how to connect Africa and development,” he says. “I seek to discuss any political, social and economic issue that will bring improvement in the lives of people in developing countries, especially those in Africa.”

Favorite conversation starter: Stephen’s article, “Why reliable climate and weather data is key to Africa’s agriculture transformation”, represents the cross-section of his passion and his expertise. As a research consultant at the AfDB, Stephen looks at these issues daily: “There are incredible opportunities in Africa’s agriculture. But there are challenges, too”, he says.

What Stephen’s watching in 2018: “How the geopolitics of energy and resources will shape global discourse on economic development”.

09 March 2018

Regard sur Haïti

Henry-Claude Fleury (MDev ’08) est conseiller à la Mission permanente d'Haïti auprès de l’ONUG. Il écrit en son nom.

Durant ces deux dernières décennies, dès qu’on parle d’Haïti, certains font allusion aux catastrophes naturelles, à la dégradation environnementale, au chômage et à l’émigration; et d’autres pensent à son attractivité culturelle, à la résilience de sa population et à la beauté de ses plages. Quel regard peut-on porter aujourd’hui sur Haïti?

Cet article présente brièvement le pays [1] en se focalisant sur sa situation économique, sociale et politique d’après-2010. Il conclut qu’en dépit des événements qu’a vécus Haïti dans cette période, elle dispose d’atouts pour promouvoir son développement.

1. Situation économique

L’économie haïtienne [2] est tributaire de ses exportations de produits de base [3] et de textiles qui n’arrivent pas à compenser ses importations, d’où un déficit chronique de sa balance commerciale, qui représentait 2,6 milliards de dollars américains pour l’année 2017.

La vulnérabilité environnementale du pays contribue à alimenter le cercle vicieux de la pauvreté. Les dommages causés par le séisme de 2010 et l’ouragan Matthew en 2016 ont été évalués à respectivement 120% [4] et 32% [5] du PIB [6].

2. Situation sociale

Henry-Fleury_IHEID_Alumni_2.jpgHaïti compte une population d’environ 11 millions d’habitants, dont l’âge médian est de 22 ans et le taux de croissance annuel est de 1,3%. Le taux de chômage est estimé à 60%. Le séisme de 2010 a provoqué des mouvements sociaux sans précédent. Depuis lors, l’émigration s’est accélérée vers les États-Unis, le Canada, le Chili et le Brésil [7]. La majorité de ces migrants sont de jeunes diplômés, qui s’intègrent dans leurs pays d’accueil et contribuent au développement de ceux-ci. En retour, ils soutiennent leurs familles au pays [8]. Toutefois, cette fuite de cerveaux aura à long terme un impact négatif sur l’économie nationale compte tenu de l’importance des ressources humaines qualifiées dans le processus de production de biens et de services.

3. Situation politique

Haïti est dans une phase de transition politique avec des hauts des bas. Elle est actuellement dirigée par le président Jovenel Moïse, issu du parti majoritaire au parlement. Celui-ci dispose d’une marge de manœuvre pour lancer la «caravane du changement» destinée à réparer et construire des infrastructures économiques de base.

Par ailleurs, Haïti est membre de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), dont elle assure la présidence jusqu’en juin 2018. Elle envisage d’intégrer pleinement le Marché et économie uniques de la CARICOM. A cet effet, le gouvernement a décidé de renégocier sa liste de concessions tarifaires à l’Organisation mondiale du commerce.

En somme, Haïti dispose d’une population jeune et résiliente ainsi que de ressources humaines qualifiées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Pour pouvoir profiter de ces atouts, elle doit réaliser de profondes réformes institutionnelles qui assureront les moyens et les conditions propices à son développement.  


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[1] Dotée d’une superficie de 27 750 km2, Haïti est située dans les Caraïbes. Elle est limitée à l’est par la République dominicaine, à l’ouest par le passage du Vent (détroit de Winward), au nord par l’océan Atlantique et au sud par la mer des Caraïbes. Elle est divisée en 10 départements, 42 arrondissements et 140 communes.
[2] Le taux de croissance économique a été de 1,2% en 2017.
[3] Café, mangues, cacao, fruits de mer et huiles essentielles.
[4] CEPAL, www.cepal.org.
[5] Banque mondiale, « Haïti présentation ».
[6] PIB de 2009 et de 2015.
[7] Uniquement au Chili, la Police d’investigation a dénombré plus de 100 000 Haïtiens en 2017.
[8] Selon la Banque mondiale, les transferts de fonds des migrants haïtiens pour l’année 2015 ont représenté 2,1 milliards de dollars.

13 March 2018

Réunion des alumni à Boston avec Yi Huang

A l’occasion de la visite du professeur assistant Yi Huang aux Etats-Unis, des alumni du Chapitre de Boston se sont retrouvés au Royal Sonesta Hotel du quartier de Cambridge afin d’échanger des souvenirs sur leurs années d’études et de prendre connaissance des derniers développements de l’Institut.

L’Institut a plus de 15'000 alumni essaimés à travers le monde, ainsi que 28 chapitres et 19 ambassadeurs. Ceux-ci permettent de renforcer la présence de l’Institut dans différentes régions et aux anciens étudiants de maintenir les liens avec leur alma mater.

15 March 2018

Des années « Institut » à ma candidature au Grand Conseil genevois

Témoignage de Joëlle Fiss (MIR ’99), candidate aux élections 2018 

J’ai eu un plaisir fou à étudier les relations internationales à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève. À l’époque nos cours étaient dispensés entre la villa Barton et un auditoire provisoire érigé en bois sur le site Rigot, où l’on sirotait des cafés dans une cantine mobile adjacente. La bibliothèque se trouvait au sous-sol de l’OMC. On prenait l’air dans un paysage paisiblement bordé par le lac qui semblait inchangé depuis 1919, date de création de la Société des Nations, à quelques pas de là ! Il y avait la fierté d’y étudier, en raison du prestige de l’Institut. Puis, le stress de réussir. Ma volée fut idéaliste, engagée, audacieuse. Les débats continuaient bien souvent après les cours. L’Institut fut une réelle communauté internationale intégrée, composée de Suisses et de citoyens du monde entier. Chacun avait sa place pour exprimer sa culture, ses convictions, ses analyses politiques.

L’examen final interdisciplinaire avait sa propre mythologie. Chaque étudiant devait piocher au hasard une question d’actualité. On avait 24 heures avant de présenter notre exposé aux dimensions politique, légale, économique et historique devant un panel de professeurs. Nos recherches se faisaient encore en photocopiant les livres de la bibliothèque, et non par Google, imaginez-vous!

Et puis, sans le savoir à l’époque, ma question d’examen fut en quelque sorte prophétique :

« Discutez du rôle de l’Union européenne au Moyen-Orient. » 

Je ne savais pas alors que j’allais devenir fonctionnaire des institutions européennes quelques années plus tard. En effet, Suissesse et Britannique, j‘ai été recrutée comme attachée de presse de la Commission des affaires étrangères au Parlement européen, puis après comme conseillère politique pour le groupe libéral. Je ne savais pas non plus qu’au cours de la suite de ma carrière, une grande partie de mes recherches sur les droits de l’homme et le rôle de la religion en politique se porteraient sur plusieurs régions, dont fréquemment le Moyen-Orient. J’ai ainsi acquis une solide expérience de plus de 15 ans dans le secteur public et au sein d’ONG à l’international et suis devenue spécialiste des droits de l’homme, des questions de lutte anti-blasphème et comment celles-ci déstabilisent la sécurité internationale.

Joelle-Fiss_IHEID_Alumni.jpgAujourd’hui de retour à Genève, je suis candidate aux élections du Grand Conseil 2018. Ayant aussi vécu, à Bruxelles et New York, j’ai développé un regard sur Genève à la fois local  et externe. Paradoxalement, je pense que cette double perspective me donne un recul et une inventivité qui peuvent servir. Je me présente au Grand Conseil parce que je veux une Genève qui excelle dans tous les domaines : ses écoles et formations, ses services de santé, sa place financière, son statut international, sa mobilité, son logement, ses loisirs. Genève a pu se préserver jusqu’à aujourd’hui de l’extrémisme qui secoue le monde entier - et je veux que la Suisse reste un îlot de sécurité, de paix sociale, de pluralisme et un exemple mondial de bien-être, où l’ouverture coexiste harmonieusement avec la sécurité.

Nous, les alumni de l’Institut, savons bien que la Genève internationale fait rayonner la Cité de Calvin bien au-delà de ses frontières et réunit des acteurs clés dans les domaines de la recherche scientifique, la santé, l’innovation, la finance, le commerce international, la diplomatie et l’humanitaire. J’aspire à défendre et développer la potentialité de cette Genève internationale et aussi à construire des ponts entre Helvètes et expatriés, qui vivent souvent dans des mondes parallèles.

Enfin, dans l’histoire des idées politiques, le libéralisme m’a toujours inspirée dans sa lutte contre la tyrannie et pour l’émancipation individuelle. Mon libéralisme est profondément humaniste. Pour en savoir plus, vous trouverez ici ma vision de la solidarité.  Je reste à votre disposition pour répondre à toutes vos questions et échanger des idées avec vous ! Contactez–moi sur LinkedIn ou à www.joellefiss.com. Je tiens aussi un blog à : http://joellefiss.blog.tdg.ch

14 March 2018

The Beijing Chapter held its alumni reception at the Swiss Embassy

Philippe Burrin, Director of the Graduate Institute, addressed the Beijing Chapter during an alumni reception, hosted by the Embassy of Switzerland in China, on 7 March 2018. Attendees and Institute's friends were welcomed by our distinguish alumnus Ambassador Jean-Jacques de Dardel.

Mr. Burrin took the opportunity to present the latest development of the Institute, such as academic partnerships with Chinese institutions and the construction of the Kengo Kuma Residence. This reception was also a great occasion for reuniting with friends, meeting other Graduate Institute alumni living in Beijing, new discoveries, nostalgia and networking.

22 March 2018

Parc Jura vaudois

Nathalie Rizzotti (IMAS ’08) nommée directrice.

Après un processus de recrutement débuté en décembre 2017, le Parc Jura vaudois[i] a le plaisir d’annoncer l’engagement de Mme Nathalie Rizzotti en tant que directrice dès le 14 mai 2018. Elle a été choisie suite à un processus de sélection impliquant plus de 150 candidats.

Nathalie-Rizzotti-IHEID-Alumni_2.jpgAprès avoir travaillé en tant que cheffe de projet pour la renaturation des cours d'eau du canton de Genève puis dans l’évaluation de projets de la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC) au Niger pour le WWF, elle a passé plusieurs années à développer des projets internationaux avec notamment la Convention de Ramsar sur les zones humides et le secteur privé afin de soutenir l’accès des plus démunis aux ressources naturelles notamment au Népal, en Thaïlande et en Argentine. Nathalie Rizzotti œuvre ensuite à l’EPFL en tant que coordinatrice de la Chaire UNESCO de technologies en faveur du développement. Puis, elle rejoint l'Office fédéral de l'Environnement en tant que conseillère en politique de biodiversité où elle est impliquée dans les négociations et dans la stratégie de biodiversité suisse puis est engagée par le Département des affaires étrangères en tant que cheffe de programme en lien aux politiques de l’eau et politiques de paix.

Impliquée parallèlement auprès d’associations engagées notamment sur les questions de droits de l'homme, Nathalie Rizzotti s’intéresse à lier le débat international aux actions locales, au travail avec le secteur privé sur les partenariats public-privé et aux questions de responsabilités sociales et environnementales des entreprises (RSE).

Disposant à la fois d'un diplôme de biologiste et de deux masters, l’un en management de l’environnement et l’autre en études internationales du développement de l’Institut obtenu en 2009, Nathalie Rizzotti a toujours mis le développement durable et le service public au centre de ses intérêts professionnels.

Ces nombreuses expériences lui ont permis de développer de solides compétences en gestion ainsi qu'un sens aigu du dialogue et de la communication, tant avec les représentants politiques qu'avec d'autres partenaires. Des qualités qui ont prévalu lors du choix final.


Crédit photo: http://grandtour.myswitzerland.com
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[i] Le Parc Jura vaudois, reconnu par la Confédération depuis 2012, est l’un des 19 parcs de Suisse. Il s’étend sur 530 km2 et rassemble 30 communes engagées pour une première période de dix ans. Créé à l’initiative de ses habitants, le Parc Jura vaudois agit dans le but de préserver et mettre en valeur son patrimoine et d’ainsi contribuer au développement durable de son territoire.

28 March 2018

Blockchain Research Accelerator

Benedikt Pollmeier (MIR ’08), a social entrepreneur driving innovations in developing countries.

Benedikt Pollmeier is Managing Director and co-founder of Luvent Consulting GmbH, an economic development consultancy based in Berlin with regional offices in Asunción, Dushanbe, Windhoek and Yangon. He has worked extensively with donor organisations including the ADB, AfDB, EBRD, EIB, EU, GIZ, KFW, UN and the World Bank to support entrepreneurship, enable innovations and promote digitalisation across developing and transition economies.

Benedikt Pollmeier holds an M.A. in International Relations from the Graduate Institute, with courses at the London School of Economics and Political Science (LSE) and the American University of Cairo (AUC) as well as an M.Sc. in Ecological Economics from the University of Edinburgh. He is passionate about traveling and exploring countries, cultures and landscapes while taking pictures almost every step of the way.

To advance the global discourse in the transformative field of blockchain technology applications in developing countries, Benedikt Pollmeier is launching a research support programme that is uniquely positioned at the interface between academia, the industry, and the public sector. It offers a platform for Master students to complement their dissertation research with an expert team at the forefront of blockchain applications and research. Submissions for the Blockchain Research Accelerator are now open until 8.4.2018 at www.blockchain-research-accelerator.com.

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Prospective students do not need to be deeply familiar with computer programming or blockchain technology but should have an interest in a dissertation topic that links blockchain technology with their studies, i.e. international development. For example, one student Benedikt Pollmeier supervises is looking at how blockchain technology can help address some of the challenges of renewable micro-grid energy provision in rural Nigeria.

The Blockchain Research Accelerator is not replacing the academic supervisor but is providing state of the art blockchain expertise through its network of experts and industries. The objective is to ensure that dissertations are relevant and have the potential for follow-up publications and work opportunities. 

04 April 2018

Pour sauver l’ONU

L’opinion de Marcel A. Boisard (PhD science politique), ancien sous-secrétaire général des Nations Unies. 

Quand bien même les temps sont durs, il faut reconsidérer globalement l’architecture des organisations intergouvernementales, afin d’éviter un cataclysme futur de dimension mondiale.

L’ONU va mal. La situation internationale inquiète. Le secrétaire général Guterres a lancé une alerte rouge au monde. Malgré ses échecs, le système multilatéral, né des deux Guerres mondiales, s’avère irremplaçable, mais il est arrivé en bout de course. La Charte des Nations unies est anachronique.

Marcel-A.-Boisard-IHEID-Alumni_2.jpgAu plan formel, de nombreuses aberrations paraissent. Par exemple, obligation est faite aux membres du Conseil de sécurité d’«avoir en tout temps un représentant au siège de l’organisation». La mission permanente de Russie compte actuellement 96 diplomates accrédités et celle de Chine 88! D’autre part, le deuxième et le quatrième principal contributeur au budget ordinaire de l’organisation, le Japon et l’Allemagne, sont encore nommés Etats «ennemis». Enfin, deux chapitres traitent des «Tutelles». Il n’en existe plus aucune depuis 1994.

Les 50 premiers signataires

L’analyse de la liste des 50 signataires de la Charte de San Francisco est riche d’enseignements. D’abord, figurent les 5 membres permanents du Conseil de sécurité dont 4 étaient, malgré les différences idéologiques de l’époque, imprégnés de la même veine philosophique cartésienne. Le cinquième, la Chine, fut l’île de Formose. Suivent les 45 autres Etats, par ordre alphabétique. Les Amériques et Caraïbes (21), l’Europe (10), plus l’Australie et la Nouvelle-Zélande se taillèrent la part du lion, constituant un groupe de 33 pays générés par l’histoire européenne. Le Proche-Orient à majorité musulmane comptait six Etats, dont les élites restaient fortement marquées par les idées politiques de leurs colonisateurs. L’Afrique était représentée par quatre signataires. L’Union sud-africaine était celle de l’apartheid, à savoir d’une minorité blanche, constituant quelque 20% de la population totale. L’Ethiopie était celle du négus et l’Egypte celle du roi Farouk. Le dernier était le Liberia, où le pouvoir a été détenu, jusqu’en 1980, par les «Américano-Libériens», au détriment des autochtones. Ces régimes ont disparu. L’Inde et les Philippines représentaient l’Asie. Les négociateurs du moment, dont les échanges avec leur gouvernement étaient constamment espionnés par l’Etat hôte, constituaient donc un groupe culturellement assez homogène. L’organisation s’est géographiquement universalisée et le nombre de ses membres (193) a quadruplé. Les aspirations ont évolué. L’Occident a perdu une large part de sa centralité.

Article complet

Crédit image: Le Temps

 

05 April 2018

Briefing session with Prof. Mohamedou at the Swiss Mission in New York

The alumni chapter of New York and the Permanent Mission of Switzerland to the United Nations organised a dynamic discussion led by Prof. Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou on "The Middle East and North Africa in 2018: Prospects and Challenges".

This event, held last week at the Swiss Mission in New York, was also a great opportunity for alumni living in the region to meet our distinguished Professor and interact with him on issues presented in his recent publication, A Theory of Isis – Political Violence and the Global Order (December 2017).

His analysis explores the Islamic State of Iraq and Syria and presents a bold new theory of ISIS. By tracing its genealogy and documenting its evolution in Iraq and Syria, he argues that ISIS has transcended Osama Bin Laden’s original project of Al Qaeda, mutating into an unprecedented hybrid form that distils postcolonial violence, postmodernity and the emerging post-globalization international order. The book analyses ISIS from a social sciences perspective and unpacks its dynamics by looking beyond its terrorist nature and religious rhetoric. It transforms our understanding of ISIS and its profound impact on the very nature of contemporary political violence.

09 April 2018

Washington DC Chapter: Reception at the Swiss Embassy

Some 90 HEID alumni and friends attended the reception, hosted by Ambassador Martin Dahinden, at the Swiss Embassy on February 27, 2018.  Graduate Institute Director Philippe Burrin spoke during the reception that followed at the Ambassador’s residence. 

Following his welcoming remarks, Simon Marti, Head of Science, Technology and Higher Education at the Embassy, made a presentation on the Swiss apprenticeship program. The main event featured two presentations on the crypto-currency phenomenon that has grabbed the headlines. The application of the Blockchain technology behind Bitcoin is promising for financial services.  At the same time crypto currencies are controversial among central bankers, many of whom are sceptical about crypto currencies becoming widely used. There is also uncertainty about whether monetary authorities should introduce digital versions of their own.

Switzerland has emerged as very supportive hub of digital technology as evidenced by headlines in the FT: “Switzerland embraces cryptocurrency culture: Alpine country emerges as global hub for initial coin offerings”. Of the 10 biggest proposed initial coin offerings — by which start-ups raise funds by selling tokens — four have used Switzerland as a base, and certain studies point that last year Switzerland has raised more funds that the United States. What are the potential uses of blockchain in cross-border payments, central banks, exchanges, digital identity? Who are the actors? What are the implications for financial services and financial inclusion? What are the possible other uses, like smart contracts? How should the technology be regulated? What are the new risks (anonymity, data privacy, cybersecurity, regulatory arbitrage, other), and how to mitigate these new risks? These are some of the issues addressed by Tommaso Mancini-Griffoli (PhD economics, 2005), Deputy Division Chief in the Monetary and Capital Markets Department at the International Monetary Fund (IMF), in charge of work in monetary policy; and by Miren Aparicio (DES International economics and law 1994), attorney and Senior Consultant at The World Bank Global Practice.

The evening concluded at the Ambassador’s residence, where panelists mingled with the audience, Ambassador Dahinden, Director Burrin and Embassy staff to enjoy the very fine Swiss culinary delicacies.  Warm thanks to the Swiss Embassy for its continued support and hospitality!

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10 April 2018

Réception annuelle à New York

MM. Philippe Burrin et Richard Thoman

Grâce à l’hospitalité de M. Richard Thoman, président du conseil de la fondation « The Friends of the Graduate Institute » et alumnus de l’Institut, la réception annuelle à New York a eu lieu le 5 avril au Links Club en présence du directeur de l’Institut, M. Philippe Burrin, et du président du chapitre de New York, M. Michael Atkins.

Une quarantaine d’anciens ont eu le plaisir de faire connaissance ou de se revoir en compagnie de quatre étudiants admis.

Dans son mot d’accueil, M. Thoman a présenté Mme Irene Miller qui a accepté de siéger dans le conseil de la fondation américaine. L’Institut est vivement reconnaissant envers Mme Miller et son époux décédé l’année dernière, M. Anoush Khoshkish, alumnus et ami de l’Institut, pour les deux bourses qu’ils ont décidé de financer et qui sont destinées à des étudiants de doctorat en droit international et en relations internationales/science politique.

M. Burrin a présenté les derniers développements de l’Institut et a invité les personnes présentes à la réunion annuelle des alumni, qui se tiendra le  samedi 15 septembre à Genève. M. Abdulqawi Ahmed Yusuf, président de la Cour internationale de Justice, recevra à cette occasion le prix des alumni pour l’ensemble de sa carrière professionnelle.

11 April 2018

Featured Alumna

WTO Public Forum 2014, Day 3

Azita Berar Awad (MIR '79) is former Director of the Employment Policy Department of the International Labour Organization (ILO).

An Iranian and Swiss national, she joined the Institute in 1977 in her third year of the Licence ès sciences politiques (études internationales), then jointly delivered by the University of Geneva and the Institute. She chose the Institute for two reasons. First, she could pursue her interests in political science and economics simultaneously. Second, teaching was delivered in both English and French.

Following the completion of the Licence, Azita Berar Awad pursued postgraduate studies at the Institute, during which she was rapidly attracted by the surrounding international environment. After a few short-term research assignments with UN agencies, she joined the ILO in 1983, on a new programme of cooperation for the socio-economic integration of refugees in the Horn of Africa. In her subsequent 34 years at the ILO, until December 2017, she worked on a range of global challenges and policy responses, including gender equality, rural employment and poverty eradication, combining perspectives of inclusive development, economic efficacy and social justice. Applying the interdisciplinary methodologies acquired at the Institute to her professional responsibilities proved to be an invaluable asset and a systematic reflex.

Azita-Awad-Alumni-IHEID-3.jpgAzita held positions such as Director of the Multidisciplinary Team of ILO’s Regional Office for Arab States in Beirut and Director of the National Policy Group in the Policy Integration Department. From 2006 until 2017 she was Director of the Employment Policy Department, leading the ILO’s global team supporting the design and implementation of national employment policies for promoting full, productive and freely chosen employment and decent work. In 2016 she designed and launched the Global Initiative on Decent Jobs for Youth, which brings together 22 UN entities, governments, private sector and other partners to scale up action and impact in support of the 2030 SDG agenda. Azita also played a pivotal role in promoting new international labour standards. With respect to the informal economy, she led the ILO work that resulted in the adoption by the International Labour Conference in 2015 of the Recommendation (204) on the Transition from the Informal to the Formal Economy, and in 2017 of the Recommendation (205) on Employment and Decent Work for Peace and Resilience in countries affected by conflicts and/or disasters.

Interdisciplinary analysis, dialogue and international collaboration for addressing global challenges are common threads linking Azita's studies at the Institute with this professional journey. She met her spouse, Ibrahim Awad, at the Institute. A PhD holder from the Institute, Ibrahim is himself a former senior official of the UN system, who has also pursued a career in academia.

This article was published in the new issue of Globe, the Graduate Institute Review: http://graduateinstitute.ch/home/about-us/globe.html

Crédit image: WTO Public Forum 2014, Day 3 (original)

17 April 2018

Souvenirs de mes études à Genève

Yan Lan (doctorat en droit international '91), directrice générale et cheffe de Greater China Investment Banking, Lazard Lt.

Je fais partie d’une génération quelque peu bouleversée. Pendant la Révolution culturelle ma famille a beaucoup souffert. Mon père et mon grand-père ont été emprisonnés dans la prison d’État de Qincheng alors que ma mère et moi-même avons été envoyées dans la campagne du Henan.

J’ai participé à la première session du baccalauréat après la Révolution culturelle. Par la suite, j’ai étudié le droit international à l’Université de Pékin avec des professeurs comme Wang Tieya et Zhao Lihai. Nous étions au début des années 1980 et la Chine s’ouvrait au monde extérieur. C’est ainsi qu’en 1984, j’ai passé deux concours, un pour entrer à l’Université Yale, l’autre pour étudier à l’Institut de hautes études internationales (HEI). J’ai choisi Genève car je voulais faire un doctorat et HEI m’offrait une bourse pour réaliser ce rêve.

Comme pour bien des gens de ma génération, le départ a été un déchirement. Nous venions de sortir de la Révolution culturelle et d’un pays fermé pendant dix ans pour nous envoler vers un ailleurs dont on ne savait rien – contrairement à la génération suivante, qui était heureuse de partir étudier à l’étranger et a pris l’avion comme on prend le bus.
 

« Nous n’étions qu’une dizaine par classe, mais nous venions des cinq continents. »


L’Institut n’était pas grand, mais très international. Nous n’étions qu’une dizaine par classe, mais nous venions des cinq continents. Les meilleurs élèves venaient d’Allemagne et d’Israël. Je devais être dans les premiers de classe pour garder ma bourse, mais même avec une licence en français j’avais la tête sous l’eau quand il fallait comprendre des cas juridiques et des notions de droit international. Avec Zhang, un autre étudiant chinois, nous avons mis les bouchées doubles et à la fin du premier semestre nous étions parmi les premiers. Le professeur Caflisch s’était exclamé : « C’est incroyable que même après la Révolution culturelle, le niveau des élèves chinois soit toujours aussi haut. Il faut que nous en recrutions plus ! »

Nombreux sont les amis et les professeurs qui m’ont aidée et à qui je suis redevable, au premier rang desquels Lucius Caflisch, mon directeur de thèse et ami de Wang Tieya. M. Wang avait demandé à M. Caflisch de prendre soin de moi, ce qu’ils firent, lui et sa femme. Ils m’ont même emmenée le week-end dans leur chalet de montagne ! Pour ma thèse, le professeur Caflisch m’a encouragée à aller faire des études comparatives aux États-Unis, où j’ai pu rencontrer l’élite des étudiants chinois à l’étranger de l’époque, comme Gao Xiqing et Wang Boming, qui avaient décidé de rentrer en Chine pour aider à instaurer le système boursier chinois. Après l’obtention de mon doctorat, M. Calflisch m’a encouragée à aller à la Chambre de commerce internationale à Paris pour un stage. Ce travail sur le terrain s’est avéré un tremplin décisif pour ma carrière.

L’article original est paru dans la revue Globe (n°20).

26 April 2018

Réception annuelle du chapitre de Paris

Grâce à l’hospitalité de l’Ambassadeur de Suisse en France, Bernardino Regazzoni, le chapitre de Paris a tenu sa réception annuelle le 23 avril à laquelle ont été conviés les alumni de la Fletcher School of Law and Diplomacy.

Une discussion avec Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères français, sur "Les risques géopolitiques mondiaux actuels et le rôle de la diplomatie comme outil de prévention des risques" a eu lieu, animée par Nicolas Beytout, président et fondateur de l’Opinion.

Après avoir évalué les divers risques contemporains de conflits et présenté la fonction diplomatique, Hubert Védrine a conclu que, pour lui, la plus grande menace actuelle est la destruction écologique.

Plus de soixante participants ont eu le plaisir de l’écouter puis débattre avec Nicolas Beytout avant de faire connaissance ou de se revoir au cours de la réception qui a suivi.
 

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Hubert Védrine et Nicolas Beytout.


En l’absence inopinée du directeur de l’Institut, Philippe Burrin, Carine Leu a présenté les derniers développements de l’Institut et invité les personnes présentes à la réunion annuelle des alumni, qui se tiendra le samedi 15 septembre à Genève.

Les co-présidents du chapitre de Paris, MM. Ivan Monème et Martin Mandl étaient également présents. Qu’ils soient chaleureusement remerciés pour l’organisation de cette magnifique soirée à l’Ambassade !

03 May 2018

Association pour la prévention de la torture (APT)

APT GENEVE

Barbara Bernath (MIL ’92) nommée Secrétaire générale.

Lors de sa séance du 12 avril dernier, le Conseil de l'Association pour la prévention de la torture (APT) a nommé Barbara Bernath au poste de Secrétaire générale de l'APT à compter du 1er juillet 2018.

« Barbara Bernath est la personne adéquate pour réaliser le plan stratégique de l’APT et poursuivre l’agenda pour le changement adopté par le Conseil. Elle est consciente des nouveaux défis en matière de prévention de la torture et saura définir les mesures à prendre dans le futur pour y répondre et prendre en compte les attentes de nos partenaires sur le terrain », a déclaré Martine Brunschwig Graf, Présidente de l’APT.

Barbara Bernath a une vaste expérience de la prévention de la torture au sein de l’APT, pour laquelle elle travaille depuis plus de vingt ans, et notamment comme Cheffe des opérations depuis 2009. Elle a œuvré dans toutes les régions du monde et est appréciée par l'ensemble des partenaires de l'APT, aussi bien gouvernementaux que non gouvernementaux.

Barbara-Bernath-IHEID-Alumni-2.jpg« Avec une équipe compétente et engagée ainsi qu'avec le soutien du Conseil, je me réjouis de mobiliser encore davantage les États et les partenaires autour de la prévention », a déclaré Barbara Bernath. « Il est nécessaire de proposer des mesures concrètes pour remédier aux causes profondes de la torture et des mauvais traitements, faciliter le dialogue entre tous les acteurs et les accompagner dans leurs efforts nationaux en faveur de sociétés sans torture».

De nationalité franco-suisse, Barbara Bernath a obtenu en 1992 un master en droit international de l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève. Avant de rejoindre l’APT, elle a travaillé comme déléguée du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et assumé différents engagements dans le domaine des droits humains, notamment au Département fédéral des affaires étrangères suisse (DFAE). Elle parle français, anglais, espagnol et allemand.

« C'est le meilleur choix pour l'APT et ses partenaires, en vue de poursuivre leur travail novateur pour améliorer le traitement des personnes privées de libertés partout dans le monde », a ajouté le Secrétaire général sortant, Mark Thomson.

09 May 2018

Beijing Chapter: outdoor event at the Great Wall

As good weather had arrived to Beijing after a cold winter, the Beijing Chapter invited fellow alumni and soon-to-be students for a hike trip to the Jiankou part of the Great Wall that on Saturday 5 May 2018.

This full-day trip was be a great opportunity to get to know each other better, have a great day walking the Great Wall and getting some fresh air. The hike itself was around 10 kilometres and was joined by 14 participants and the guide.

After the Alumni Reception at the Swiss Embassy and the informal dinner get-together in early April, this was the third activity of the Beijing Chapter in 2018.

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10 May 2018

Opération Sophia

Oreste Foppiani (PhD HI, ’09) a quitté son costume d’universitaire pour conseiller la force navale européenne qui intervient en Méditerranée.

Le 2 février dernier, une embarcation partie de Libye a sombré en Méditerranée avec 90 migrants à son bord. Il s’agissait en majorité de Pakistanais, qui sont de plus en plus nombreux à remettre leur sort entre les mains de passeurs pour rallier l’Europe. Ce drame a fait exploser les statistiques et jeté une nouvelle fois une lumière crue sur le drame de ces milliers d’hommes, femmes et enfants qui risquent leur vie pour gagner un autre continent. Pour le seul mois de janvier, 246 migrants sont morts en Méditerranée, rapporte l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Le bilan le plus lourd sur un mois depuis juin 2017. Les experts alignent des chiffres qui ne font plus frémir personne.

L’an passé, 164'754 clandestins ont traversé la Méditerranée à leurs risques et périls. Trois mille décès ont été recensés mais sans doute que ce chiffre est plus élevé. À Genève, Oreste Foppiani, titulaire d’un doctorat en histoire internationale obtenu à l’Institut en 2009, n’ignore rien du drame qui se joue au sud de l’Europe. Chef du département Relations internationales à la Webster University, il travaille depuis plusieurs années sur la question des migrations. «Aujourd’hui, cela ne sert plus à rien de faire la distinction entre réfugiés et migrants parce que c’est une crise globale», explique-t-il.

Opération-Sophia-Oreste-Foppiani-IHEID-Alumni_3.jpgSon expertise sur la question et son passé d’officier de marine ont conduit le Service pour l’action extérieure de l’Union européenne (EEAS) et la force navale italienne à faire appel à ses compétences pour conseiller le commandant de l’«EUNAVFOR Med», l’amiral de division Enrico Credendino. Cette opération militaire européenne, aussi appelée opération «Sophia», a pour objectif de démanteler les réseaux de trafic de migrants et de traite des êtres humains qui prospèrent notamment entre la Libye et l’Italie. Une mission initiale à laquelle se sont ajoutées la formation des garde-côtes libyens et une contribution à la mise en œuvre de l’embargo des Nations Unies sur les armes.

Suite de l’article d’Alain Jourdan, 24 Heures, 18.02.2018

17 May 2018

For active debris removal

Paola Leoni (MIL ’96) is a Senior Partner and CEO at Leoni Corporate Advisors, an international consulting firm.

Paola Leoni is a Senior Advisor of Executive Board Members of many European Corporations. She has more than twenty years of experience in Strategy Advisory for Large Corporates in Europe, US and Asia-Pacific in the following sectors: Retail & Luxury Goods, Space & Defense, Banking and Financial Services, Energy and Sustainability.

In the Space industry she has extensively worked on Business Strategy issues such as: Entry Strategy in New Markets, Business Model and Value Chain Optimization, Business Planning, Industrial Partnership, Corporate governance and stakeholder management, Coopetition Strategy, M&A and post merger integration, Business Performance Optimization, Risk Management, Organizational Transformation and Change Management.

Paola Leoni is also Vice-President of National Museum of Science and Technology "Leonardo da Vinci" in Milan Area, Italy.

She has worked as an international jurist (1991-1996) in UN Geneva and UNESCO (Paris), she was Associate Professor of International Monetary and Financial Law in Geneva University and Jean Monnet professor of UE Law in IULM, Milan.
 

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The population of orbiting satellites has increased steadily in recent years and will skyrocket in the future, thanks to small satellites and mega constellations. In addition to the stable population of comparatively large satellites in geostationary orbit, some 890 small satellites (weighing 500 kilograms or less) were launched to low Earth orbit between 2007 and 2016. In the coming decade, I estimate, more than 6,000 new small satellites will be orbited.

There’s little doubt LEO orbits will become extremely congested, making operations more expensive, complex and dangerous.

Industry and academia, coordinated by the European Space Agency, are working on several innovative and effective solutions to manage the in-orbit debris population, through meeting such as the Clean Space Industrial Days that ESA held in October at the European Space Research and Technology Centre (ESTEC) in Noordwijk, the Netherlands. Several active debris removal, or ADR, solutions have been presented from all European industrial prime contractors, with different spacecraft designs and mission concepts.

Nonetheless, the basic ADR mission concept essentially boils down to a few, clear steps: approach the debris; prospect and survey the uncooperative object; align the space tug’s orbit and velocity with it; deploy the robotic mating solution (i.e. nets, harpoons, robotic arms); and finally de-orbit or reposition the target.

These steps, which involve complex robotic structures, advanced control software and powerful spacecraft, are approaching technological maturity and are expected to be flight-ready before the end of the decade.

Full article by Paola Leoni in Space News, 18 avril 2018

24 May 2018

Genève reconnaissante

Cornelio Sommaruga (PED ’61), ancien Président du CICR, honoré.

La Ville de Genève a rendu hommage à la remarquable carrière de Cornelio Sommaruga qui, à travers les différentes fonctions qu’il a occupées, s’est distingué par son engagement diplomatique et humanitaire sans faille.

Après avoir occupé plusieurs postes diplomatiques à La Haye, Bonn, Rome, Genève et Berne, avec le rang d’Ambassadeur et de Secrétaire d’Etat aux affaires économiques extérieures, Cornelio Sommaruga, passé par l’Institut au tout début des années 60, est devenu en 1987 le douzième président du Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Pendant ces douze années passées à la tête de la célèbre institution genevoise, il s’est engagé pleinement pour perpétuer l’œuvre initiée par Henri Dunant, dans un contexte sécuritaire difficile et de politisation croissante des conflits.

Son action humanitaire ne prendra pas fin après son départ du CICR, puisqu’il devient, en 2000, Président, puis Président honoraire du Centre international de déminage humanitaire à Genève. A la même période, il est également Président (2000-2007) puis Président honoraire de l’association Initiatives et Changement international à Caux.

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« Au cours de sa remarquable carrière, Cornelio Sommaruga n’aura jamais accepté d’être un témoin immobile, un spectateur silencieux » a relevé le Maire de Genève Rémy Pagani. En lui remettant la Médaille «Genève reconnaissante», la Ville de Genève rend ainsi hommage à son engagement exceptionnel pour protéger les victimes des conflits et à sa force de conviction pour faire respecter, à tout prix, le droit international humanitaire, ce droit qui est né à Genève il y a 150 ans.

Crédit images: M. Girardin / Ville de Genève et Salvatore Di Nolfi.

30 May 2018

Featured Alumna

Jessica Byron (PhD ’88), Director of the Institute for International Relations at the UWI.

Professor Jessica Byron is Director of the Institute for International Relations (IIR) at the University of the West Indies (UWI), St Augustine Campus, Trinidad and Tobago since August 2016.

She holds a PhD in Political Science (International Relations) from the Graduate Institute of International and Development Studies in Geneva, Switzerland (1988), a postgraduate diploma in International Relations from the UWI St Augustine Campus (1979) and a BA in French and Spanish (First Class Hons) from the UWI Cave Hill Campus, Barbados (1978).

Prior to her appointment at IIR, Professor J. Byron, an international relations specialist, was a Professorial Fellow for one year at the UWI Mona Sir Arthur Lewis Institute of Social and Economic Studies (SALISES). She is also the former Head of the Department of Government, the UWI Mona Campus, Jamaica from 2010 to 2013 and a former UWI Coordinator of a tripartite BSc/MSc programme in Politics and International Cooperation involving The UWI, Université Antilles-Guyane and the University of Bordeaux IV.

Coupled with her new role, she currently serves as Visiting Lecturer in the graduate programme on International and Comparative Politics at the Université Antilles-Guyane and is a member of the CLACSO Working Group on Crisis, Response and Alternatives in the Caribbean. Her research interests include Caribbean and Latin American regionalism and small states/societies in the global political economy. She was the Caribbean convenor on the Executive Committee of a research and advocacy programme “Building Global Democracy” based at the University of Warwick 2008 – 2012.

Professor Jessica Byron has written over 50 refereed research based/scholarly publications including book chapters, journal articles, technical reports and book reviews and short monographs.

07 June 2018

In Memoriam

Disparition de deux grands diplomates africains : le Guinéen Issa Ben Yacine Diallo et l’Égyptien Mohamed Ibrahim Shaker.

Portraits en hommage à deux hommes qui ont porté haut les couleurs de l’Institut.

Né à Conakry en 1939, Issa Ben Yacine Diallo avait été nommé conseiller à la présidence de la République de Guinée, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, en Angola, et secrétaire général adjoint de l’ONU. Fils de Yacine Diallo – premier député guinéen à l’Assemblée nationale française – il avait aussi dirigé, à titre intérimaire, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) de l’ONU.

Politologue et homme de culture, Issa Ben Yacine Diallo était titulaire d’un doctorat en science politique obtenu en 1972 à l’Institut et l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Introduction à l’étude et à la pratique de la négociation (1998) et Le nouvel espace africain et ses fondements (2005).

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Né au Caire en 1933, Mohamed Ibrahim Shaker était titulaire d’un doctorat en droit international de l’Institut obtenu en 1975. De 1976 à 1980, il avait travaillé à l’Ambassade d’Égypte à Washington. En 1982 et 1983, il fut ambassadeur d’Égypte auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et représentant du directeur général de l’AIEA auprès des Nations Unies à New York, puis, en 1984 et 1985, délégué adjoint de l’Égypte au Conseil de sécurité des Nations Unies, toujours à New York. Il fut alors nommé ambassadeur d’Égypte en Autriche, où il fut également membre du Conseil des gouverneurs de l’AIEA.

Nommé ambassadeur d’Égypte au Royaume-Uni de 1988 à 1997, Mohamed Ibrahim Shaker fut aussi, de 1993 à 1998, membre du Conseil consultatif de l’Office des Nations Unies pour les questions de désarmement. L’ordre de la République et l’ordre du Mérite lui ont été attribués par le président égyptien respectivement en 1976 et 1983.

 
21 June 2018

Aquarius

Témoignage de Julie Melichar (MIA ’17) à bord de l'Aquarius.

L’odyssée de l’Aquarius s’est prolongée. Du moins jusqu’au week-end dernier, lorsque le navire affrété par SOS Méditerranée est arrivé en Espagne. A son bord, un peu plus d’une centaine de migrants, après que quelque 500 passagers (sur les 630 recueillis) ont été transférés sur d’autres bateaux.

La Neuchâteloise Julie Melichar avait embarqué le vendredi précédent à bord de l’Aquarius. Elle était chargée de récolter des témoignages et d’assurer la communication avec les équipes à terre. Entretien avant l’arrivée à Valence.

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Vous atteindrez l’Espagne ce week-end. Quelles sont les conditions de vie à bord?

Elles sont très difficiles. Nous faisons route vers Valence, mais nous avons dû changer notre trajectoire en raison des mauvaises conditions météorologiques. La nuit dernière, tout le monde avait le mal de mer. Les migrants, malades, étaient entassés sur les ponts. Nous allons longer la Sardaigne pour prendre une route mieux abritée des vents, mais ça prolongera encore notre traversée vers l’Espagne. Nous devrions atteindre Valence dans la nuit de samedi à dimanche.

Comment se passe la cohabitation à l’intérieur du navire?

Jusqu’à mardi, il y avait 630 migrants sur l’Aquarius. Nous avons fait savoir aux autorités italiennes qu’il n’était pas possible de naviguer avec autant de passagers, pour des questions de sécurité. Les femmes et les enfants dorment dans une zone abritée, mais les hommes étaient entassés partout, sur tous les ponts et dans les couloirs, serrés les uns contre les autres. Nous ne pouvions quasi plus marcher sur le bateau.

Après le transfert de quelque 500 personnes, il vous reste 106 migrants à bord. La situation s’est-elle améliorée en termes de place et de vivres?

Oui, il y a davantage de place pour les 51 femmes, 45 hommes et dix enfants que nous transportons. Et les conditions hygiéniques se sont améliorées, puisque nous avons enfin pu organiser des douches et distribuer des brosses à dents. Mais nous manquons de nourriture. Nous avons été ravitaillés par un bateau maltais et deux navires italiens, mais ce n’est pas suffisant. Les gens ont faim, ils ont aussi besoin d’être soignés.

Des médecins sont à bord de l’Aquarius: quels soins doivent-ils prodiguer?

Beaucoup de migrants souffrent de brûlures: pendant leur traversée sur les canots pneumatiques, il y avait des pertes d’essence qui, mélangées à l’eau de mer, ont provoqué des brûlures. Nous transportons aussi des personnes très faibles: l’une d’entre elles était en situation d’arrêt cardiaque quand nous l’avons repêchée. Elle a pu être réanimée. Nous avons vécu deux sauvetages critiques dans la nuit de samedi à dimanche.

Comment les rescapés ont-ils réagi en apprenant que l’Aquarius ne pouvait pas se rendre en Italie?

Ça a été tendu, les migrants ne comprenaient pas pourquoi nous étions arrêtés au milieu de la mer. Des gens m’ont dit que s’ils devaient retourner en Libye, ils préféraient sauter à l’eau. Il y a beaucoup de Soudanais, d’Erythréens, de Nigérians. Lorsqu’ils ont appris que l’Espagne acceptait de nous accueillir, ça a été un soulagement pour eux.

Vous avez travaillé dans des camps de réfugiés en Grèce, mais c’est votre première expérience de sauvetage en mer. Comment vivez-vous cette situation?

C’est éprouvant, mais il faut tenir le coup. Je dois gérer les sollicitations permanentes des médias et, entre deux interviews, j’aide comme je peux. Un marin m’avait prévenue avant de monter à bord: personne ne redescend inchangé de l’Aquarius.

Eprouvez-vous de la colère contre les autorités italiennes?

Evidemment. C’est une situation qui nous indigne tous: des considérations politiques prennent le dessus sur le respect de la vie et des droits humains! J’aimerais que ceux qui prennent de telles décisions passent cinq minutes sur un bateau immobilisé en mer.

Article original de Virginie Giroud, Le Courrier, 15 juin 2018

29 June 2018

La culture, vecteur de paix

Entretien avec Martin Michelet (MHI ’96), ambassadeur et délégué permanent de la Suisse auprès de l’Unesco.

Martin Michelet, si vous deviez résumer l’Unesco et ce qui vous a poussé à prendre ce poste…

C’est une organisation spécialisée des Nations unies avec un mandat extrêmement noble: établir la paix par la coopération dans les domaines scientifiques, éducatifs et culturels. Un chemin certes difficile et caillouteux. À considérer l’état du monde, ce mandat demeure d’une pertinence et d’une actualité intactes depuis sa fondation en 1945. La meilleure manière pour la communauté internationale et l’humanité de résoudre les problèmes, ce n’est pas de rester chacun dans son coin.

Je suis convaincu enfin que pour la Suisse, avec sa taille moyenne, la préservation d’un ordre international prévisible, stable et basé sur l’égalité entre les États représente un intérêt essentiel. En défendant nos valeurs, c’est aussi et surtout nos intérêts que nous défendons.

La Suisse a-t-elle un rôle spécifique à jouer au sein d’une organisation comme l’Unesco?

Oui, du fait de sa position, de son histoire. Nous sommes conséquents dans la défense de nos valeurs: une société basée sur l’État de droit, la promotion de la démocratie. Nous avons un rôle particulier aussi du fait que nous sommes un pays sans passé colonial. Nous parlons à tout le monde. Et puis il y a la Genève internationale, l’endroit où le monde se réunit pour débattre de questions comme les changements climatiques, le désarmement, les droits de l’homme, le commerce, l’éthique. Des problèmes très concrets qui ont un impact sur la vie des gens. C’est aussi cela, la valeur ajoutée de la Suisse.

Les États-Unis de Trump ont claqué la porte de l’Unesco. Qu’en pense la Suisse?

Nous n’avons pas à nous positionner, c’est la décision souveraine d’un État membre, qui prendra effet à la fin de l’année 2018. Et nous la respectons. Mais évidemment, c’est une perte pour le système multilatéral dans son ensemble, particulièrement pour l’Unesco. Non pas tant parce que les États-Unis étaient le plus gros contributeur, même s’ils ne payaient plus depuis 2011, mais surtout en termes politiques. La légitimité d’une organisation internationale est liée largement à son universalité.

Une des raisons de leur départ invoquée par les États-Unis, ce sont les fréquentes résolutions votées contre Israël à l’Unesco. Quelle est la ligne de la Suisse?

Martin-Michelet-IHEID-Alumni-3.jpgCela revient assez souvent, en effet, mais ce n’est pas spécifique à l’Unesco. Il s’agit de questions qui divisent la communauté internationale, comme on le voit aussi au Conseil des droits de l’homme ou à l’Assemblée générale des Nations unies. La Suisse est attachée à se positionner de manière identique dans les différentes organisations internationales en adoptant une approche non politique de ces questions dans les agences spécialisées. L’Unesco a une mission qui est censée rapprocher et il y a des programmes, des conventions et des outils de l’Unesco qui sont utilisés de manière politique par certains États, et ce qui nuit à son fonctionnement, produit des tensions, des blocages et absorbe énormément d’énergie. (…)

Article complet de Laurent Nicolet in Migros magazine, 21 juin 2018

17 July 2018

Intellectual Property - Nomination

Sozos-Christos Theodoulou (MIL ’04) elected President of ECTA

During a pan-European conference that took place last month in Athens, Greece, in the presence of more than 800 Intellectual Property specialists, Cypriot lawyer Sozos-Christos Theodoulou was unanimously elected as President of the reputable European Communities Trade Mark Association (ECTA).

Mr. Theodoulou had been elected as Second Vice-President in 2014 and as First Vice-President in 2016. With his election, Mr. Theodoulou has become the first Cypriot and/or Greek to hold such prestigious position in the field of Intellectual Property.

It should be noted that ECTA has around 1500 members, who are lawyers, academics, judges and other professionals specialized in Intellectual Property Law and who represent about half of trade mark, industrial design, copyright and geographical indication owners in the European Union.

14 August 2018

The New York chapter held an alumni summer networking

The New York chapter recently held a summer social event at Bedford & Co in midtown. Great turnout, and an exciting announcement made about donor commitments to the scholarship fund !

Future events also announced, including a presentation at the Swiss Mission to the United Nations by Professor Lilliana Andonova on 6 September and the 5th Alumni Reunion on 15 September 2018. Professor Andonova will be speaking on her new book, Governance Entrepreneurs.

10 August 2018

Création d'un chapitre alumni au Burkina Faso

C'est avec un grand enthousiasme que le Comité de l’Association des Anciens a approuvé en juillet dernier la création d'un chapitre d'alumni au Burkina Faso, le troisième en Afrique. La communauté alumni de l'Institut se renforce donc avec 29 chapitres et 20 ambassadeurs répartis à travers le monde.

11 September 2018

In Memoriam

Born in Hungary in 1929, country he left after the 1956 Revolution, Victor Segesvary worked during twenty-five years with the United Nations in the field of economic and social development. His experiences in Asia and Africa familiarized him with the existence of different human worlds and taught him the necessity of understanding and tolerance in human relations.

Victor Segesvary-IHEID-Alumni.pngHe obtained a PhD in Political Science and International Relations from the Graduate Institute of International Studies in Geneva and a D.D. from the Faculty of Protestant Theology at the University of Geneva. His vast knowledge covers such diverse fields as political science, sociology, economics, history, and philosophy as well as the 'new' science of comparative analysis of civilizations. He published twelve books (of which six in the United States, three in Switzerland and three in Hungary) and many articles, mostly in his native land and international journals.

* * *

Le Président du Patronat burkinabè El Hadj Birahima Nacoulma, s’en est allé. Illustre homme d’affaires, il fut Président d’honneur et ancien Président du Conseil d’administration de la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF). Il a aussi présidé la Délégation spéciale de la Chambre de commerce et de l’industrie du Burkina Faso après la crise de 2014.

Birahima-Nacoulma-IHEID-Alumni.pngNé au Sénégal en 1934 et après des études au Niger, au Burkina, au Sénégal et en Suisse où il obtient un certificat en diplomatie dans le cadre du programme Carnegie de l’Institut universitaire de hautes études internationales de Genève, Birahima Nacoulma, de retour à Ouagadougou, commence sa carrière en tant que fonctionnaire au Ministère des Affaires étrangères. Il y passera dix-sept ans, depuis le poste de chef du courrier (et de la valise) diplomatique à celui de chef de service des Affaires africaines et malgaches. En 1969, il passe dans le privé et crée son entreprise, Nacoulma Transit. Depuis, outre les transports et la logistique, il fonde plusieurs sociétés actives dans l’import-export, le commerce, l’immobilier, les cosmétiques (Saimex, Sovis, Mavie), ainsi qu’un établissement privé d’enseignement secondaire, le lycée Dimdolobsom.

13 September 2018

Prix Nicolas Bouvier

De gauche à droite, Riccardo Bagnato (WP ‘17), Isolda Agazzi (MIR ’91) et Paula Dupras-Dobias (MIR ’84).

Deux alumnae et un alumnus parmi les sept primés.

Pour sa 4ème édition, le Jury du Prix Nicolas Bouvier de journalisme du Club suisse de la presse a décerné sept prix pour des contributions reçues en français, italien, allemand, russe et anglais.

Les membres du Jury ont souhaité que la langue ne soit pas un obstacle à l’octroi des prix. Parmi les critères qui ont guidé leurs choix figurent la qualité de l’écriture et l’esprit Bouvier, la diversité des supports - presse écrite, audiovisuelle et blog - ainsi que la pertinence et l’originalité des thèmes qui ont tous un lien avec Genève et la Genève internationale.

Le Jury a décerné deux prix d’une valeur de CHF 2'500. L’un d’eux va à Isolda Agazzi (MIR ’91) pour la qualité des textes publiés sur son blog qui fait la part belle à des sujets en lien avec la Genève internationale et à des récits de voyage, notamment sa trilogie sur Cuba.

Cinq prix de CHF 2'000 ont été attribués. Riccardo Bagnato (WP ‘17), le correspondant de la télévision suisse italienne (RTS) à l’ONU, a ainsi été honoré pour trois reportages : l’un sur les défis de la Genève internationale, un autre sur les 15 ans de la Suisse à l’ONU et un sujet sur les pas de Staffan de Mistura, le négociateur de l’ONU en charge du dossier syrien.

Le Jury a également salué le travail de la journaliste et productrice Paula Dupras-Dobias (MIR ’84) de CNN Money Switzerland, chaîne de télévision diffusant en anglais. Paula Dupras-Dobias a proposé des sujets de fond et des entretiens fouillés qui ont mis en lumière celles et ceux qui font la Genève internationale, la Genève culturelle ainsi que des personnalités suisses œuvrant dans de nombreux domaines.

Voir son dernier article intitulé “Swiss-based traders scramble to adapt to sulphur shipping cap