Tony Murdoch

Président du Comité de l’Association des anciens de l’Institut (AAID)
 

tony-murdoch.pngLorsque je suis arrivé à l’Institut en 1966, la région lémanique ne m’était pas inconnue car j’y avais suivi l’école primaire avant de poursuivre ma scolarité en Angleterre. A la toute jeune Université de Sussex, où j’ai entamé des études d’économie en 1963, je me voyais déjà destiné à une belle carrière en entreprise, persuadé que l’Angleterre allait bientôt entrer dans le marché commun. Mais le président de Gaulle en décida autrement. Cela me donna la chance d’explorer d’autres horizons et j’obtins ainsi la première licence en relations internationales décernée par Sussex.

Après une année aux Etats-Unis et mon MA en poche, j’étais de retour à Genève. Sussex avait une approche interdisciplinaire et internationale alors pionnière que j’ai retrouvée à l’Institut, quoique mon intérêt pour la théorie des relations internationales ne m’ait pas toujours mis en phase avec les historiens plus traditionnels. J’eus d’ailleurs un échange fourni avec le professeur Jacques Freymond lors de mes examens approfondis ; j’y défendais un lien entre la crise des missiles de Cuba et la construction du mur de Berlin. Il n’était pas d’accord, mais heureusement accepta mon argumentation.

"La carte de visite verbale « J’ai été à l’Institut » m’a très bien servi."

Ne me sentant pas voué à une carrière académique, je me suis tourné vers les organisations internationales et le journalisme. Laszlo Nagy, alors président de l’Association des anciens, m’a donné ma première chance comme rédacteur de la revue Scoutisme mondial. Mais je n’ai pas totalement coupé les ponts avec l’Institut car plus tard j’ai suivi les cours de Roy Preiswerk et rédigé un mémoire de thèse intitulé « Race et idéologie dans le cadre de l’Organisation de solidarité afro-asiatique ».

La carte de visite verbale « J’ai été à l’Institut » m’a très bien servi au cours des années suivantes, tant à la Ligue des sociétés de la Croix-Rouge comme directeur de l’information que comme premier responsable des relations publiques à l’Hôpital cantonal de Genève. Ensuite et jusqu’à ce jour, j’ai été consultant en relations publiques.

Je suis entré au comité de l’AAID il y a quelques années, motivé par les profonds changements en cours à l’Institut, notamment un service de la communication et une organisation des relations avec les anciens en adéquation avec les réalités de notre monde. L’ambition du comité est d’oeuvrer pour que les milliers d’anciens de notre diaspora mondiale maintiennent un lien avec leur alma mater et contribuent à son essor.