Christine Delavennaz (Francem, PhD 1979)

Directrice de la communication, BNP Paribas
 


Pourquoi avez-vous choisi de faire vos études à l’Institut ?

Je souhaitais étudier les sciences politiques dans une approche très internationale. C’est donc principalement la dimension internationale de l’Institut qui m’a attirée, et aussi son ouverture aux sujets contemporains. Le système français me paraissait beaucoup plus timoré à cet égard.

Quels sont vos souvenirs les plus marquants de vos années à l’Institut ?

Tout était stimulant : la grande diversité des étudiants, et plus encore la qualité des enseignants. Beaucoup étaient personnellement impliqués dans les grandes négociations internationales de l’époque (négociations Est-Ouest de l’ONU, négociations commerciales multilatérales du GATT/OMC) et travailler avec eux était un vrai privilège.

"Des enseignants étaient  impliqués dans les grandes négociations internationales."

Quel a été votre parcours en nous quittant ?

J’ai commencé comme journaliste économique à la Tribune de Genève, puis je suis partie à Paris en 1980. J’ai eu la chance d’entrer assez rapidement à l’Express, dont je suis devenue rédactrice en chef « économie », avant de rejoindre le Point en 1990. J’ai quitté le journalisme pour entrer en 1993 au cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, pour assurer sa communication. En 1995 a commencé ma troisième vie professionnelle, dans la communication d’entreprise, comme directrice de la communication du groupe Vivendi puis de France 2. Depuis deux ans, je suis en charge de la communication du pôle Services financiers et banque de détail à l’international de BNP Paribas.

Les connaissances acquises à l’Institut vous ont-elles été utiles en débutant votre carrière ?

Oui, dans la mesure où j’ai démarré mon activité de journaliste en « couvrant » les négociations internationales du GATT, que j’avais étudiées à l’Institut. Même si j’ai dû très vite m’ouvrir à d’autres sujets qui n’avaient plus de liens directs avec mes études, celles-ci m’ont donné une ouverture d’esprit et une culture générale indispensables à une meilleure compréhension du monde.

Sont-elles utiles dans votre vie professionnelle actuelle ?

Directement, non. Mais je travaille en contact permanent avec des équipes en Pologne, en Turquie, en Ukraine, au Maroc, en Egypte, etc. Et j’ai le sentiment que je les comprends plus facilement grâce à mes études à l’Institut, même si le monde a changé depuis.

Que conseillez-vous à nos étudiants qui visent une carrière dans le secteur privé ?

La compétition est rude partout. Tout en étant raisonnablement exigeant, n’attendez pas le job miracle ! Considérez chaque poste comme une expérience qui sera utile pour le poste suivant. Certaines filières comme le journalisme deviennent très difficiles car les places sont extrêmement rares. Mais le monde de l’entreprise est bien plus stimulant qu’on ne l’imagine, à condition d’être curieux et adaptable.