Dominique Biedermann (Switzerland, Mdev, 1982)

Directeur, Fondation Ethos


Quel a été votre parcours?

J’ai effectué mes études universitaires à Genève, d’une part à l'Institut, de l'autre à l’Université de Genève (doctorat en sciences économiques 1989). Mon activité professionnelle a débuté comme économiste au Département de la santé publique du canton de Genève. Puis, en 1991 j’ai rejoint la Caisse de pension (CIA), en tant que directeur-adjoint, puis comme directeur de 1994 à 1998. A ce titre, j’ai notamment participé en 1997 à la création de la Fondation Ethos, une institution appartenant aux caisses de pension suisses et dédiée à la promotion des investissements socialement responsables. Depuis 1998, j’assume la direction de la Fondation Ethos qui regroupe aujourd’hui près de 80 investisseurs institutionnels suisses. Je dirige également la société Ethos Services qui offre un ensemble de services dans le domaine des investissements socialement responsables.

Qu’est-ce qui a été le plus enrichissant dans vos études à l’Institut?

Mes études m’ont permis d’élargir ma formation classique d’économiste aussi bien à la problématique économique des relations Nord-Sud qu’à des dimensions politiques, culturelles ou anthropologiques. Mais cela a également été l’occasion de faire la connaissance et de côtoyer de nombreuses personnes, professeurs et étudiants, issus d’horizons très variés et avec des expériences de vie souvent très différentes de la mienne.

"Nous avions des échanges passionnants et ... passionnés !"


Qu’avez-vous retenu de marquant de votre passage à l’Institut?

L’ambiance unique de l’Institut. Les cours, les séminaires, la cafétéria : nous avions en permanence des échanges passionnants et… passionnés! Tout le monde était un peu idéaliste, à la recherche de savoir, de nouvelles idées ou d’expériences vécues. On essayait de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivions et d’échafauder des solutions pour davantage d’équilibre et de justice, notamment dans les relations internationales et la répartition des richesses.

Quelles valeurs souhaitez-vous retrouver dans l'Institut d'aujourd'hui?

Il me semble très important que le nouvel institut reste un centre de formation à la fois pluridisciplinaire et multiculturel. Parallèlement, sa situation à Genève devrait lui permettre de garder des contacts étroits et permanents aussi bien avec les organisations internationales, les ONG, que les milieux économiques. Je souhaiterais également qu’une place soit accordée au dialogue et aux échanges d’expériences personnelles.