Droit(s) : les paradoxes de la reconnaissanceL’étude du développement renvoie à diverses interrogations d’ordre juridique – que celles-ci portent sur l’institutionnalisation d’inégalités par l’État et la loi ou que, inversement, elles mettent en relief les processus de reconnaissance de la différence au profit de populations jusque-là marginalisées. Or, la mise en oeuvre du droit en faveur de groupes défavorisés s’arrête dans bien des cas à l’identification des bénéficiaires potentiels de droits spéciaux – tels peuples autochtones et minorités de tout genre – sans pour autant créer les conditions permettant à ceux-ci un meilleur accès aux ressources économiques. En posant le problème du rapport ambigu entre la reconnaissance (de droits culturels ou identitaires) et la redistribution (de ressources, au sens le plus général du terme), on sera amené à étudier le pluralisme juridique, et plus particulièrement l’héritage juridique du (néo)colonialisme et les droits des collectivités non étatiques. Syllabus
Master en études du développement (MDEV)Année académique 2008/2009 Isabelle Schulte-Tenckhoff |

