L’impact de l’activité humaine sur la biosphère s’accélère. La diversité biologique est de plus en plus affectée. Face à ce qui est qualifié de sixième grande vague d’extinction, il existe un large consensus scientifique et politique sur la nécessité d’intervenir pour renverser cette tendance. À divers niveaux (local, national, international), la production scientifique, les acteurs, les normes, les mécanismes divers et les expériences se multiplient. Ce processus d’institutionnalisation atteint toutefois ses limites, tant au niveau de son architecture que des résultats sur le terrain, en particulier au Sud. Le séminaire vise à analyser et comprendre ce processus à partir de la gouvernance globale de la conservation. Trois objets (les forêts, les espèces menacées et les aires protégées) seront examinés à l’aide de trois approches théoriques (écologie politique, écopolitique internationale et institutionnalisme).