Mot du directeur

 

Au terme de quatre ans

L’Institut vient de terminer sa quatrième année d’existence. Le changement frappe, il est à la fois d’échelle et de niveau:

  • une nouvelle institution s’est affirmée, à laquelle adhèrent ses collaborateurs;
  • le corps enseignant a été largement renouvelé (25 nouveaux professeurs, dont huit femmes) et les étudiants, bien sélectionnés et bien encadrés, ont un taux de finition élevé;
  • sept centres et programmes de recherche travaillent sur des thématiques importantes pour le devenir du monde où Genève et la Suisse ont un avantage comparé;
  • le réseau académique embrasse une vingtaine de partenaires, dont une demi-douzaine dans les pays émergents, le réservoir démographique de l’humanité;
  • la formation continue est en pleine expansion;
  • enfin, la réalisation du Campus de la paix apportera prochainement une infrastructure de qualité.

Le soutien des autorités publiques a été déterminant dans ce changement. Et de même, le soutien d’un cercle croissant de bienfaiteurs (fondations et mécènes) qui nous ont permis de réaliser une levée de fonds de plus de 90 millions de francs, à mettre en vis-à-vis de la contribution exceptionnelle de 100 millions de la Confédération et du canton de Genève (principalement pour la Maison de la paix). Cet essor, nous le devons également et surtout aux collaborateurs de l’Institut, à la qualité de leur travail et à la force de leur engagement, ainsi qu’à la sympathie et à l’appui de nos anciens et de nos amis à travers le monde.

Au terme de ces quatre ans, l’heure est venue d’évaluer la convention d’objectifs qui nous lie aux autorités publiques. Le rapport de la commission d’experts nommée à cet effet sera rendu bientôt. Il donnera des indications précieuses sur les moyens de nous améliorer et de poursuivre sur notre lancée, en continuant d’utiliser au mieux nos atouts:

  • une taille et un mode de gouvernance particulièrement favorables à la définition d’une stratégie à long terme;
  • l’application du principe de sélectivité à tous les niveaux;
  • un statut juridique et une flexibilité de gestion propices à des partenariats public-privé rares dans les sciences sociales.

 

Philippe Burrin, directeur

 

Pour plus d'informations: Globe N09, printemps 2012