Nos étudiants
30.07.2009

Deux étudiants de l’Institut s’investissent dans des projets de développement en Afrique.

Doctorants au sein de l’unité d’économie internationale, Natascha Wagner et Dany Jaimovich participent, avec le soutien et l’encadrement du Professeur Jean-Louis Arcand, à différentes évaluations d’impact de projets que ce dernier dirige en Afrique subsaharienne. Il s’agit en effet d’évaluer les changements dans le bien-être des communautés après la mise en œuvre d’un projet ou d’un programme en particulier. L’idée centrale demeure ainsi la comparaison entre les groupes de personnes qui reçoivent l’aide et ceux qui ne la reçoivent pas afin d’observer si le programme en vigueur est efficace ou non.

En l’occurrence, Natascha Wagner a décidé de s’impliquer dans deux projets au Sénégal. Le premier, financé par la Fondation Gates et mené en partenariat avec le Centre d’Etudes et de Recherches sur le Développement International (CERDI), s’inscrit dans un projet de développement rural communautaire dans lequel elle évalue l’impact de plateformes multifonctionnelles sur le mode de vie des femmes et la santé infantile. Ces plateformes, mises à disposition des populations locales, servent une multitude d’applications : alimenter les moulins à céréales et café, à recharger les batteries d’un transformateur, etc. Le second projet, soutenu par la Banque mondiale, constitue une expérience de parrainage pour lutter contre le VIH/SIDA et s’organise autour des centres communautaires qui sont utilisés pour sensibiliser les populations. N. Wagner et ses collègues de l’Université Gaston Berger de St. Louis, cherchent ainsi à connaître quels mécanismes de sensibilisation marchent le mieux.

A travers le Community Driven Development Program (CCDP) de la Banque mondiale, Dany Jaimovich a quand à lui décidé de mener ses recherches en Gambie afin de construire une série de matrices d’interaction sociale. Plus concrètement, D. Jaimovich veut voir si la cohésion sociale et le capital social varient en fonction de la mise en œuvre du CCDP. L’analyse des relations socio-économiques permettent ainsi de compiler des informations sur les interactions sur le marché de la terre, du travail, du crédit, des outils de production, du mariage et des relations de sang. D’ailleurs, D. Jaimovich n’hésite pas à souligner que l’un des objectifs du CCDP est de faciliter l’intégration de la communauté.

En travaillant étroitement avec les communautés locales, N. Wagner et D. Jaimovich remarquent que la dimension humaine de leurs projets est incomparable dans la mesure où ils apprennent beaucoup des autres en partageant leur culture et leur mode de vie. Ces expériences leur font également souligner l’importance des partenariats avec les populations locales pour faire en sorte que les décisions soient prises collectivement et culbuter ce que N. Wagner appelle « la mentalité donneur/receveur ».

Dans la foulée, Matthias Rieger, doctorant à l’unité d’économie internationale, part pour le Burundi en septembre 2009 pour démarrer de nouvelles recherches sur le dépistage du VIH/SIDA. Soutenu par la Banque mondiale, ce projet s’inscrit, comme les deux autres, dans l’ensemble des projets dirigés par le Professeur Jean-Louis Arcand. Ce dernier opère sur un éventail de projets aussi divers que les pays dans lesquels ils se déploient : Angola, Haiti, Mali, Burkina Faso, Maroc, ainsi que d'autres projets au Sénégal et en Gambie.